2. Conseils à respecter avant d’entreprendre votre randonnée

Voici une suite de recommandations pour votre bien-être et votre sécurité.

2.1 Essayer d’avoir un équipement aussi léger que possible

En effet, vous portez toutes vos affaires sur le dos, en général dans un sac à dos.

Le poids se révèle toujours l’ennemie du randonneur. Plus faible sera la charge de votre paquetage, plus vous avancez vite sans effort, surtout en régions montagneuses.

On peut parvenir à un compromis entre un équipement suffisant et un poids raisonnable.

2.2 N’emporter que ce qui est indispensable:

Les petits ruisseaux font les grands fleuves. Les petits grammes finissent par constituer à eux seuls plusieurs kg. L’accumulation d’une foule petits objets même légers surtout non indispensables sont souvent la cause de la surcharge de votre sac.

2.3 Réfléchissez à l’utilité de chaque équipement:

Pour éviter d’avoir trop à emporter, voyez si tel objet est strictement nécessaire, par exemple cette corde à étendre le ligne, ces pinces à linges, cette bassine pliante, cette lessive, ce produit vaisselle, cette radio AM-FM, Ces chaussures de villes, ce rasoir électrique rechargeable, cet after-shave, ces encombrants livres ... sont ils nécessaires ?

2.4 Penser à remplacer un équipement par un autre plus efficace et léger

Cette radio VHF de portée de 10 km mais d’un poids de 600 grammes, ne peut elle pas être remplacée par un simple téléphone portable plus léger ? Ce sac à dos, ces chaussures ... sont-ils adaptés ? Le rasoir électrique ne peut il pas être remplacé par un rasoir mécanique jetable plus léger ? Le rasoir mécanique est-il lui même nécessaire ? Ces boîtes étanches mais un peu encombrantes et lourdes, pour ranger le sel, le sucre, le lait en poudre, le café, le chocolat, ne peuvent elles pas être remplacées par des sacs plastiques superposé assurant la même étanchéité et plus légers, permettant de ranger ces aliments plus facilement dans le sac ? Cette gourde ne peut elle être remplacée par une bouteille de 1,5 litres transparente adaptées aux boissons gazeuses, se révélant fort solides au choc et à l’écrasement ?

Nous avons parlé juste avant de produit vaisselle car souvent le nettoyage d’une gamelle dans le courant rapide d’un torrent est suffisant et efficace.

En emportant une très grande voire trop quantité de provisions, ne vous chargez-vous pas de façon excessive, alors qu’un ravitaillement tous les deux jours dans les villages traversés, suffirait ?

2.5 Le poids de votre sac à dos devrait ne pas dépasser si possible les 12 à 15 kg

Les alpinistes sont souvent obligés d’emporter tout leur équipement, souvent plus de 20 kg, mais leur marche d’approche est mesurée. Et les distances parcourues sont faibles. En randonnée, les distances sont plus grandes. Plus lourde est votre charge plus épuisantes sont les montées ou descentes. Votre randonnée se transformera alors en véritable défit physique.

Afin de gagner le moindre gramme, certains randonneurs pèsent chaque équipement de leur sac, un par un, sur leur balance de cuisine ou leur pèse bébé. Il essaye toujours de remplacer un équipement par un autre moins lourd, ou bien l’éliminer s’il n’est strictement pas indispensable.

2.6 Ayez si possible du matériel de bonne qualité et récent

Votre randonnée peut être gâchée, par un sac à dos, dont la sangle casse, par des chaussures qui lâchent, par des lacets qui cassent ... ou simplement par la conscience angoissante de cette plus que probable et proche éventualité, loin de tout.

Ayez plutôt du matériel neuf ou récent quand vous le pouvez.

De mauvaises chaussures raides source de douleur au début peuvent être cause d’un terrible calvaire en fin de randonnée. Mal adaptée, elles peuvent être aussi cause d’accident. Sans bonnes chaussures, sur des sentiers caillouteux, des pierres glissantes, vous pouvez souvent vous tordre la cheville, déraper, voire vous fracturer un membre ...

Un sac à dos qui n’arrive à envelopper et à coller à votre dos, penchant toujours en arrière ou à gauche ou à droite, peut cisailler vos épaules et abîmer votre colonne.

De bonnes chaussures et un bon sac à dos sont donc particulièrement importants.

Pensez aussi à la tente qui peut se déchirer ou prendre l’eau, sous une plus battante ou bien encore la lampe qui ne fonctionne plus, alors que vous cherchez votre chemin à la nuit tombée.







2.7 Penser à votre confort

Penser au confort, et surtout à celui de vos chaussures et de votre sac à dos.

Essayer les avant de les acheter. Eviter de vous ruer sans réfléchir sur ce qui semble être une promotion, et qui peut n’être qu’une façon de se débarrasser d’un matériel invendable.

Essayer le sac à dos rempli, si vous le pouvez (apporter des charges ou un l’équipement complet pour l’essayer). Si vous avez affaire à un bon vendeur, il doit vous permettre de l’essayer.

Equilibrer bien les charges de votre sac à dos avant le départ. Il vaut mieux mettre les choses lourdes (nourriture, liquides, piquets de tentes ...) contre le dos et les choses légères à l’extérieur.

Pour mieux répartir la charge, diviser votre équipement dans de nombreux petits paquets, chacun enveloppé dans un sac plastique étanche. Combler chaque petit vide senti à travers l’enveloppe du sac, par un petit paquet (par exemple, contenant un vêtement). A force de remplir chaque vide, pouvez gagner beaucoup en volume de rangement dans le sac à dos.

Ne mettez pas trop d’objets dans les poches de votre pantalon. Ils peuvent frotter continuellement, puis érafler et blesser à la longue vos cuisses.

Penser à prendre de bons slips confortables qui tiennent bien (surtout pour les hommes).

Pensez au risque de transpiration excessive, pouvant vous refroidir en montagne. Eviter de trop vous couvrir pendant la randonnée, par contre couvrez vous à chaque arrêt, lorsque vous ne marcher plus et ne faites plus aucun effort physique, surtout à la tombée de la nuit. Prenez des sous-vêtements pouvant absorber la transpiration et transpirants.

Il existe des chaussettes légères de randonnées et des sous-vêtements anti transpiration. En pays froids, éviter les vêtements de type coton pur, provoquant la transpiration, sans pouvoir d’absorption, et n’évacuant par l’humidité ou la transpiration.

2.8 Essayez et formater votre chaussure

En fin d’une randonnée, même une bonne paire de chaussures en apparence confortables à l’essayage, peut devenir douloureuse. Former votre chaussure à votre pieds, lors de petites randonnées d’une journée et si possible 6 mois, avant la grande randonnée de plusieurs jours.

2.9 Ne surestimer pas vos forces physiques ... entraînez-vous

C’est peut-être l’erreur la plus grave, cause du plus grand nombre d’accidents et des plus graves.

Si vos amis peuvent faire 30 km et 2000 m de dénivelés, par jour en montagne, cela ne veut pas dire que vous pouvez en faire autant. Tenez compte de leur propre entraînement. Ils peuvent même avoir pu ou voulu ne pas le mentionner. Commencer toujours progressivement dans toutes vos tentatives. Votre entraînement régulier est le meilleur garant de votre future forme. Evaluez-vous toujours ensuite après chaque tentative.

Soyez vigilants envers les risques de claquages, de chutes, dues à la fatigue ... Ne vous attaquer pas à de trop grands dénivelés dans la journée. Penser qu’une descente en montagne, peut être aussi épuisante qu’une montée.

Arrêtez vous toujours impérativement, si c’est possible, si vous sentez vos jambes trembler et flageoler.

Savoir s’évaluer

Par plusieurs sorties et randonnées, vous pouvez évaluer votre niveau.

La plupart du temps on surestime toujours ses capacités, au départ surtout lorsqu’on a jamais fait de randonnée.

Faire des marches en ville, ou bien pour se rendre à son travail, sur le macadam ou le goudron, n’est pas la même chose que de marcher pendant de longues heures sur des sentiers raides ou caillouteux. Ce ne sera presque jamais en ville, que vous pourrez « contracter » des ampoules aux pieds.







2.10 Sachez respirer

La respiration est très importante en randonnée. Votre respiration doit être en rythme avec vos pas.

Surtout en montagne, il est important de durer, donc de se fatiguer le moins possible donc important de bien respirer. Entraîner vous à avoir des respirations profondes, mais pas excessives. Ne bloquer pas votre respiration. Elle doit devenir progressivement naturelle.

Un des cauchemars du randonneur, surtout en montagne, est le nez bouché, fréquent chez les personnes allergiques.

Evertuez vous alors à vous débouchez continuellement le nez, en se mouchant avec votre mouchoir. Faites le jusqu'à ce que votre nez soit débouché. Evitez au maximum les comprimés anti-allergie car ils donnent parfois des somnolences. Si besoin remplacez les par les gouttes nasales.

Ne montez jamais trop vite une montagne, surtout en haute montagne !!!. Vous risquez sinon d’attraper le très grave mal des montagnes aux conséquences souvent excessivement graves : oedèmes pulmonaires, voire mort ... Il se signale toujours à l’origine par des vertiges, des maux de têtes et des nausées. Si vous sentez ces symptômes redescendez immédiatement mais lentement.

Redescendre trop vite une montagne, peut être aussi cause d’accidents respiratoires.

Continuer à respirer profondément et lentement longtemps après l’arrêt, lorsque vous avez effectué un long effort et une longue marche.

2.11 Améliorer votre façon de marcher

Votre démarche doit être si possible souple féline, élastique. Il faut apprendre à bien marcher et en même temps bien respirer, lors de nombreuses randonnées.

Essayer de marcher en posant la plante des pieds à plat.

Dans les pentes très raides ou glissantes, poser les 2 pieds l’un au dessous de l’autres, parallèle à la pente, éventuellement vos bâton de marche planté en contrebas de votre pied le plus bas.

Des battons de marches peuvent éventuellement soulager vos rotules et le poids sur vos jambes et mollets dans les descentes.

Dans les montées de névés, si vous n’avez d’autres choix que de les traverser, planter le bout ou le coup du pied horizontalement dans la paroi.

Regarder toujours devant soi, pour éviter et anticiper les obstacles, tout en fixant de temps en temps un point à l’horizon.

Avancez toujours lentement dans les montées et descentes : ayez des petits pas.

N’attaquer pas les fortes déclivités en trace directe, monter plutôt en effectuant des lacets et zigzags, en serpentant.

Souvenez vous qu’une descente peut être aussi épuisante qu’une montée. Souvent les entorses et les luxations arrivent à ce moment, de même que les accidents d’alpinisme se produisent souvent à la descente, au moment où l’on est le plus épuisé et que la vigilance baisse.

2.12 Ayez un habillement adapté pendant la randonnée

Ne soyez pas trop couvert pendant votre randonnée. On s’échauffe rapidement et on transpire beaucoup. L’humidité de la transpiration peut rendre votre vêtement mouillé et être ensuite source de refroidissement corporel.

Attention lors des l’arrêts, de ne pas vous refroidir, couvrez vous alors de nouveau.

Les extrémité souvent se refroidissent vite et l’on peut perdre beaucoup de calories par la tête, cette dernière étant la partie du corps la plus irriguée par le sang.

Donc, dans certains cas, un bon bonnet ou un passe montagne et de bons gants peuvent s’avérer fort utiles. N’en faîtes surtout pas l’économie pour des questions de poids.

Contre les plantes coupantes et piquantes, porter des vêtements en toile solide (jean ...).

2.13 Choisissez bien de votre lieu de bivouac

Le choix de votre lieu de bivouac peut être important pour votre sécurité.

Choisir un lieu de bivouac proche d’un point d’eau si c’est possible, par exemple proche d’une source, d’un lac, d’une rivière mais pas trop proche d’elle.

Si l’on choisit une rivière, il faut si possible que l’emplacement soit surélevé d’une dizaine de mètres par rapport à la rivière, surtout en été, lors d’été très chauds et sec, pour prévenir la crue de la rivière, lors d’un soudain et violent orage la nuit. La grande exploratrice Isabelle Eberhardt est morte noyée en plein Sahara par la crue d’un oued. Ce conseil est encore plus important dans les régions du haut atlas. La sécurité doit primer sur la facilité d’accès au point d’eau.

Pour éviter la foudre, ne le choisissez pas non plus sur une butte élevée isolée, au sommet d’une montagne, ou à côté d’un ou de grand(s) arbre(s).

Le lieu idéal est souvent au bord d’un lac, d’une source, repérée le plus souvent sur la carte auparavant, ou sur un plateau à mi pente d’une vallée au dessus de la rivière. Chose importante: le lieu doit être au maximum à l’abri du vent. Vous pouvez passer une très mauvaise nuit si le vent fait claquer la toile de votre tente.

Ne choisissez pas un terrain trop humide ou caillouteux, ou trop sec. Une terre un peu molle, pas trop, couverte d’herbe verte et grasse, dégagé de tout arbre, est un terrain idéal pour planter sa tente et bien dormir. Loin des terriers habités d’animaux, loin des nids de fourmis, d’abeille, de guêpes .... Certains animaux peuvent être bruyant la nuit (renard...). Et vous risquer aussi de les déranger.

Attention au sommet d’un col, où les vents peuvent être très violents.

Afin que la tente résiste aux grands vents, il peut être bon de nouer les haubans à de gros rochers, en les entourant, voire un abris ou muret de pierres, de neige ou de glace autour de la tente. Il peut être bon avant la randonnée, de remplacer les mats en fibre de verre (cassants) de votre tente, par des mats en aluminium (en prévoyant un mat supplémentaire de rechange).

Renseignez vous avant sur la réglementation des lieux de bivouac dans la région ou le parc que vous visiter. Dans certains, le camping est strictement interdit, ou bien autorisés que dans certains lieux bien précis.

Si vous faites du « camping sauvage » dans certains prés, demander l’autorisation à l’agriculteur. Achetez les produits de sa ferme (lait...) si vous le pouvez, pour le remercier.

Ayez un lieu de campement rangé et propre. A votre départ, laisser ce lieu dans l’état où vous l’avez trouvé (sans détritus...).

Durant la nuit, placer vos chaussures à l’abris de la pluie sous le toit de la tente et retournées vers le bas (semelles en l’air).Des scorpions peuvent s’y abriter pendant la nuit.

Qualité du lieu de couchage

Ayez un bon matelas mousse, ou un matelas auto gonflant, d’une bonne épaisseur (2 cm ou plus), ils peuvent améliorer le confort du couchage.

Contre le froid du sol, poser une couverture de survie, entre le matelas et le duvet.

A cause du bruit, éviter de camper au bord d’un endroit broyant  (sinon ayez vos boules Quiès, si vous ne pouvez faire autrement).

Se souvenir le moment le plus froid de la nuit est vers 7 heures du matin.

2.14 Ayez toujours de l’eau avec vous, buvez régulièrement

Dans les endroits chauds et secs (Sahara ...), ou par temps estival sec, même en haute montagne, on peut à avoir a boire beaucoup jusqu’à 4 litres par jour. Donc bien prévoir votre approvisionnement, en repérant par exemple les points d’eaux accessibles sur votre carte.

Ayez toujours une gourde ou un récipient sur vous. Une gourde en aluminium est plus solide, qu’une gourde plastique, et ne laisse aucun goût, mais par contre est un peu plus lourde.

Si vous n’avez pas de gourdes, une bouteille d’eau minérale plastique peut très bien servir de gourde. Certaines bouteilles jetables sont particulièrement solides, telles les bouteilles lisses faites pour contenir des boissons gazeuses (Coca-Cola, Seven Up, Fanta, de 1,5 litres).

Ayez toujours une gourde d’une grande contenance ou d’une contenance suffisante (1 à 1,5 litres). Si vous avez une gourde avec bouchon à vis, pensez à bien refermer la gourde, pour éviter les fuites, avant de la replacer dans le sac à dos.

Un Thermos peut être le bien venu pour vous réchauffer lors d’une halte, mais est plus lourd et encombrant. Les Thermos en verres sont fragiles, ceux métalliques lourds.

Vous pouvez éventuellement boire facilement et régulièrement durant la marche, en ayant une gourde comme celle des cyclistes, placée dans une pochette de ceinture, comportant un bouchon spécial qu’on peut tirer et repousser avec ses dents.

Attention, à l’endroit où vous vous ravitaillez en eau. A une fontaine en général, il n’y a pas de problème. Si vous choisissez une source, vérifier qu’elle n’est pas, en contre bas, d’un pré où se trouve des animaux (vaches ...) ou des troupeaux. Sinon, il peut y avoir risque de pollution de la source.

Si vous avez des comprimés pour purifier l’eau, chauffer l’eau avant d’y mettre le comprimé, ou bien attendez suffisamment de temps afin que le produit puisse faire de l’effet. Attendre au moins une demi-heure quand l’eau est glaciale.








2.15 Préparer bien vos repas

Manger équilibré. Variez, diversifier vos repas. Ne manger pas toujours la même chose.

Vous vous dépensez beaucoup pendant une randonnée. Manger beaucoup. votre nourriture doit être calorique.

Manger pendant la marche des sucres lents (fructose, céréales, barres céréales ...).

Egayez vos repas de fruits rencontrées sur votre chemin, qu’on peut acheter chez les locaux plutôt au mois d’août ou septembre : pomme, poires grenades…

Attentions, ne manger que les fruits que vous connaissez.

Pour les champignons, soyez excessivement prudent (certains champignons adultes sont faciles à reconnaître comme les trompettes de la mort, les morilles, les girolles, pied de mouton.. et peuvent être facilement distingués des autres). Dans le doute, ne les cueillez pas.

Dans les régions à risque, laver tous les légumes frais. Prenez de l’eau minérale bouchée. Sinon, purifier l’eau avec un purificateur d’eau.

En général, les plantes au goût amer ou ayant une sève blanche comme un latex, ne sont pas comestibles.

Prenez éventuellement des aliments préparés _ lyophilisés ... _, à cuisson rapide, pour économiser votre carburant.

Ranger vos aliments, poudres... plutôt dans de petits sacs, sachets plastiques faciles à ranger.

Renseignez-vous sur les plantes (baies, feuilles...) qu’on peut éventuellement consommer dans la région. Observer ou se renseigner sur les techniques de survie des populations rencontrées surtout traditionnelles.

Les épices peuvent être rangés dans des boîtes de pellicules photo.

2.16 Avoir toujours les deux mains libres durant la marche

C’est une question de sécurité. Surtout en montagne, il est important de pouvoir se rattraper au cas où. Pour cela, ne porter pas de sac ou d’objet à la main, porter tout votre équipement photo et vidéo dans un sac en bandoulière, ou dans une pochette pour matériel photo, portée à la ceinture.

2.17 arrimer tous les équipements souvent extraits des poches ou du sac

Si vous avez à sortir fréquemment du sac, votre appareil photo ou vidéo, attacher le au sac à dos, à votre cou à votre porte carte, par une petite ficelle. Ce qui évitera sa chute malencontreuse dans un ravin ou une pente ou tout simplement de le perdre tout court.

Relier votre couteau suisse, votre mini lampe torche, votre petit carnet de note, votre boussole... par une petite chaînette ou ficelle à votre ceinture (ficelle ou chaînette disponible chez un quincaillier ou le magasin de sport _ style ficelle de montagne ou d’alpinisme).

D’une manière générale, attacher tout ce qui est nécessaire à votre survie _ boussole, couteau suisse ou canif, ... éventuellement aussi votre bracelet montre, sifflet, et à votre cou dans une pochette placée sous la chemise, vos valeurs.

Vérifier en levant le camp, en quittant votre bivouac ou le refuge, que vous n’avez rien oublié sur place (par exemple une chaussette, un vêtement, de la nourriture, une bouteille, une lampe, un petit appareil photo, une pellicule terminée, ou même des déchets etc..).

Si vous portez des lunettes de correction, relier ses deux branches par une ficelle, et éventuellement, conserver une vis supplémentaire de rechange de serrage des branches de ces lunettes.

2.18 Equipement photo

Ayez des piles neuves dans vos appareils photos, ou des batteries de rechanges en suffisance pour vos autres matériels (vidéo, enregistreurs sonores...).

Placer aussi des piles de rechanges dans un sac plastique étanche dans lequel vous aurez placé un sachet dessiccateur. Dans les régions chaudes et humides, pour protéger vos objectifs de l’humidité et des moisissures, placer vos objectifs dans des sacs plastiques étanches, remplis d’un sachet dessiccateur.

Si votre appareil photo ou vidéo est neuf, pour l’avoir bien en main, entraînez-vous à l’utiliser avant votre randonnée. Lisez bien le manuel d’utilisation avant.

Eventuellement, vous pouvez photocopier le résumé des commandes ou du modes de fonctionnement de l’appareil ou vous rédiger vous même un mode d’emploi très résumé de cet appareil.

Tout le matériel électronique (ou photo) pouvant être sensible à l’humidité doivent être rangés dans des sacs plastiques et comportant si possible à l’intérieur du sac plastique où se trouve le matériel, un sachet dessiccateur, pour obtenir un taux d’humidité voisin de zéro autour de l’appareil.

Eventuellement, ayant un seul type de pellicule avec votre appareil photo, pour éviter de changer de sensibilité _ de ASA _ en cours de route (source d’erreurs).

Si vous utilisez un appareil photo numérique munissez vous d’un chargeur de batteries et d’une carte mémoire suffisante

Dans le désert, protégez vos optiques du sable, en les enveloppant dans des sacs étanches, entourer vos bagues de réglage de scotch. Ayant une dragonne fine attaché à votre appareil, facilitant son rangement complet dans le sac plastique.

2.19 Ayez toujours beaucoup de sacs plastiques sur vous, de la ficelle et des élastiques

Ils permettent de protéger, vos vêtements, votre nourriture, de la pluie et de l’humidité. Ils évitent aussi qu’un produit quelconque (une crème, une poudre, un liquide ...) coule dans le sac et tâche ou poisse le reste du sac.

Tous vos affaires doivent être rangés dans des sacs plastiques, et même éventuellement enveloppés dans plusieurs sacs plastiques superposés, pour plus d’étanchéité, afin de rester secs.

On peut encore rajouter un grand sac à grava de 70 litres placé dans le sac à dos, pour y ranger et protéger toutes les affaires, afin de les protéger encore plus de la pluie (il existe aussi de très grands sacs poubelles professionnels comme ceux qu’utilisent les communes pour remplir leur boîtes à détritus).

Des sacs transparents permettent de voir ce que vous avez rangé, comme les sacs de congélation, qu’ils soient avec ou sans fermeture « zip ».

Tester leur résistance avant, pour vérifier que le fond du sac ne va pas se déchirer sous le poids du sac.

Ayant toujours plus de sacs plastiques dans votre sac à dos que nécessaire.

Ayez aussi avec vous de la ficelle solide et des gros élastiques.

2.20 Ne transportez pas la « civilisation » avec vous

Ceci est un petit point de vue de l’auteur de cet article.

Normalement la randonnée permet une coupure avec le stress, la ville et le monde du travail. On oublie momentanément ses soucis quotidiens. Derrière ce retour à la nature, il a peut-être une aspiration spirituelle.

On apprécie la beauté des paysages, une qualité de silence incomparable, qu’on ne trouvera jamais en ville, le chant des oiseaux et la pureté de l’air, voire de l’eau.

Une radio dans le silence d’une montagne peut alors détruire cette belle harmonie.








2.21 Respecter la nature

L’environnement naturel que vous avez choisi est souvent situé dans une région préservée. Respecter la. Ne laisser pas de papiers à emballage ni de boite de conserve derrière vous. Emporter des sacs poubelles, pour ranger et ramener vos déchets avec vous, jusqu’à la prochaine poubelle ou corbeille à détritus rencontrée sur votre chemin ou jusqu’au prochain village. Si les boites de conserves sont volumineuses compactez les en les écrasant avec un pierre pour réduire leur volume.

Ne tenter pas de caresser les animaux. La morsure de certains animaux _ renard, belette, lapin, ... _ pourraient vous laisser un souvenir cuisant. Ce ne sont pas des d’animaux domestiques, mais des animaux sauvages, craintifs, en tout cas peu rassuré, sur vos bonnes intentions.

Evitez sur une pente qu’une pierre roule sous vos pas. Une pierre dévalant une pente de plus en plus vite et atteignant une grande vitesse peut tuer une personne ou un animal en contrebas.

2.22 Respecter les coutumes, ne juger pas

Certaines règles de vie et de politesses sont à respecter impérativement, pour éviter d’importants problèmes. Renseigner vous avant sur les tabous et coutume de la région, des habitants que vous allez rencontrer.

Ne vous croyez pas supérieur aux habitants visités. Eviter de juger sans connaître.

Ayez toujours un remerciement pour ceux qui vous aidé : un sourire, un mot gentil, un petit cadeau.

2.23 Demandez conseil auprès de ceux qui pratiquent régulièrement la randonnée.

Ils vous apprendront beaucoup de petits trucs « épatants » : comment faire un bon feu de bois sans difficulté, même sous la pluie, lasser ses chaussures, équilibrer votre sac à dos, ...

2.24 Eventuellement adhérer à une association de randonneurs

Dans ces structures, vous pouvez vous entraînez, vous faire conseiller, avoir des occasions d’effectuer de nouvelles et belles randonnées, dans des régions inconnues pour vous.

2.25 Contribuer à renforcer l’esprit d’équipe et la cohésion du groupe

Une randonnée peut être gâchée par une mauvaise entente entre les membres du groupe. Il est important de se connaître avant. Et pour cela il faut se rencontrer pour se « frotter » les uns aux autres. Faites quelques petites randonnées ensemble auparavant, ou bien réunissez-vous avant, à plusieurs reprise, pour vous connaître, pour discuter entre vous et préparer la randonnée ou simplement passer un bon moment etc ...

Essayez par plusieurs expériences communes de créer un véritable esprit d’équipe, en apprenant à vous aider et à vous soutenir mutuellement, en sachant que souvent tous les membres d’un groupe ne sont pas toujours au même niveau physique et au même niveau d’entraînement. Si la disparité entre niveaux des membres n’est pas trop grande, c’est préférable.

Soyez compréhensif avec ceux qui n’ont pas votre niveau. Sachez attendre les retardataires.

Essayez d’être de bonne humeur, amusant, positif ... et de communiquer cette bonne humeur.

Soyez toujours le premier à vous proposer pour les corvée _ de bois, d’eau, de ravitaillement etc...

Si vous savez jouer d’un instrument de musique - harmonica, flûte... voire guitare _ emporter le si vous pouvez, vous pourrez créer alors des moments magiques.

La bonne entente et la synergie qu’il en résulte de l’équipe permettent ensuite souvent de résoudre plus facilement une situation difficile et imprévue.


3. Le matériel







Ici sont donnés quelques conseils sur le matériel à emporter.

Il faut bien réfléchir avant d’acheter tel ou tel matériel. Il faut mieux acheter du matériel cher, mais de bonne qualité. Ensuite, il faut ne pas oublier de bien l’entretenir.

3.1 Matériel d’orientation : carte, boussole ou compas, ou GPS

3.1.1 La boussole

Choisissez une bonne boussole, transparente pour pouvoir les utiliser sur les cartes, avec éventuellement correcteur / compensateur de déclinaison magnétique.

Une boussole de poignet peut être pratique pour éviter d’avoir à consulter régulièrement votre boussole. Mais choisissez en alors une de bonne qualité, la plupart ne l’étant pas _ beaucoup se couvrant d’humidité à l’intérieur du verre de protection, d’autres à bains d’huile étant rapidement polluée par l’apparition d’une bulle d’air.

3.1.2 L’altimètre

Il est surtout utile en montagne. Il faut le régler de nouveau chaque matin.

3.1.3 Les cartes

Choisissez si possible des cartes au 50000ème ou au 25000ème, avec des courbes de niveau précises et comportant l’indication du nord.

Vous pouvez ensuite plastifier votre carte pour la protéger de la pluie. En la plaçant dans un porte carte transparent vous pourrez la consulter facilement et la protéger de la pluie tout en ne l’ayant pas en permanence à la main.

3.1.4 Le GPS

Il remplace largement les trois autres ou du moins les deux premiers. Il donne en plus votre situation en temps réel et calcule votre vitesse de déplacement ainsi que la distance parcourue et, point important, il vous guide vers vôtre point de départ ou vous avez laissé vos voitures par exemple

3.2 Matelas mousse

Note : On peut aussi l’appelez selon certaines terminologies, tapis de sol (le tapis de sol est aussi la partie résistante posée sur le sol de la tente).

Le confort du couchage est essentiel, pour pouvoir bien dormir, obtenir un repos ou un sommeil réparateur et pouvoir être en forme pour le lendemain, et pour une nouvelle journée de randonnée.

Il préférable, de choisir un matelas léger en mousse d’une certaine épaisseur, pour un meilleur confort, même si roulé il reste d’un volumineux encombrement. Son épaisseur doit être d’au minimum de 5 cm. Si possible, il doit être en mousse (de polyéthylène...) à cellules fermées, si possible alvéolée sur sa face inférieure, pour conserver une couche d’air isolante, et /ou si possible de couleur aluminium (anodisée) pour une meilleure isolation thermique et infrarouge, au niveau du sol pouvant être glacé (ou bien avec la face du dessous aluminium). Il vaut mieux y mettre le prix.

Il existe aussi de fin matelas gonflables, procurant un bon confort et une bonne isolation thermique, un peu plus lourd. Il faudra alors avoir le courage de gonfler chaque soir. Dans ce cas, vous devez avoir aussi si possible un kit de réparation avec rustine et colle, comme pour réparer une chambre à air.

3.3 Sac à dos

3.3.1 Choix

Il faut qu’il soit solide, confortable au niveau des sangles d’épaule et de la ceinture.

Il existe aussi des sacs permettant un accès par en dessous, permettant d’accéder rapidement aux affaires du soir _ duvet, tente .... _ sans à avoir à sortir les affaires du dessus.

3.3.2 Poches

Il existe souvent sur les sacs, des poches latérales, une poche sommitale, voire une poche dans le dos du sac. Les poches latérales peuvent être amovibles pour, en alpinisme, ne pas gêner lors du passage des « cheminées » de certaines voies d’accès au sommet.

Elles aident à ordonner vos affaires. Elles permettent d’accéder plus rapidement à certaines affaires, qu’on veut sortir rapidement : trousse de secours, papier toilette, bouteille d’eau…

Ne pas charger la poche du dos du sac, si elle existe, d’affaires lourdes.

3.3.3 Chargement

La position des affaires dans le sac est importante. Voici dispositions conseillées de celles-ci :


objet que l’on veut pouvoir sortir rapidement : papier toilette, gourde, coupe vent, médicaments, serviette de toilette pour se sécher, veste polaire ou pull ...



objet que l’on ne sort que le soir : duvet, vêtement du soir (pull), ou vêtements que l’on veut protéger de la pluie _ pulls, sous-vêtements ...

En général, le matelas mousse est placé sur le dessus du sac à dos attaché par des lanières.

3.3.4 Equilibrage et tenue

Il faut que le sac colle à votre dos. Les sangles d’épaules doivent être plutôt serrées mais pas trop. Le sac ne doit pencher ni en arrière, ni sur le côté.

On ne doit pas sentir à travers la toile, des creux au milieu du sac.

Il vaut mieux que tout soit rangé dans le sac, plutôt qu’attaché à l’extérieur et « baller », pour éviter les risques de perte d’objet (ou d’accrochage de ces derniers avec les arbres, les buissons, ou les paroi d’une montagne).

Il faut qu’il soit équilibré et ne penche pas ni en arrière, ni à gauche, ni à droite.

3.4 Chaussures

3.4.1 Choix

· Les chaussures ne doivent pas être trop dures, à l’essayage. Vous devez vous sentir bien.

· Elle doivent avoir une tige assez haute pour bien tenir la cheville et protéger le pied de l’eau et de la boue (de toute entrée d’eau).

· Sa tige doit être bien rembourrée et la chaussure confortable.

· Elle doivent si possible protéger de l’eau, voire être « étanches » et en même temps être transpirante, comme celle doublée de tissu.

· La semelle doit être solide, épaisse, « inusable ».ON ne doit pas sentir les cailloux quand on marche dessus.

· Mieux vaut choisir une bonne chaussure et y mettre le prix.

· Les lacets doivent  toujours être en bon état, sinon les changer pour des neufs avant le départ.

· Il faut que les chaussures ne soient pas trop larges, ou trop serrées autour de vos pieds et de vos chaussettes de randonnées. Choisissez les d’un point ou deux supérieure à la pointure que vous chaussez. Cela évite le risque des ampoules, d’asphyxie du pied.

Ayez éventuellement des semelles amortissantes ou compensatrices.

On peut encore compenser avec une semelle supplémentaire mais attention que cette semelles soit très bien fixée avec de la colle, afin qu’elle ne puisse pas glisser ou se décoller par la suite durant la randonnée. Il faut que l’ensemble chaussure et chaussette de randonnée ne serrent pas trop votre pied.

Enlevez toujours vos chaussures de randonnées au franchissement d’un ruisseau, même si l’eau n’a que 10 cm de profondeur.

Un bon plan peut être d’emporter avec soi des chaussons de plongées pour le franchissement des cours d’eaux. Ils ont l’avantage d’adhérer sur les rochers glissants du torrent, de vous garder éventuellement les pieds au sec, de les protéger de l’eau glacé et éventuellement de cailloux coupants.

Sinon, l’eau dans les chaussures est toujours la cause d’ampoules !.

Eventuellement, pour des raisons de politesses ou pouvoir entrer chez un habitant, ou dans une mosquée, vous pouvez empoter avec vous, dans vos sacs, des sandales en plastique légères.

3.4.2 Entretient des chaussures de randonnées

Les chaussures de randonnées en cuir nécessitent un certain entretien. Après la randonnée, faire sécher votre paire dans un endroit frais. Si elle sont en daim, brosser les avec une brosse très souple (pour en retirer des trace boue). Rincer les délicatement avec une éponge. Sécher les de nouveau. Puis éventuellement leur appliquer un produit conservateur.

3.5 Chaussettes de randonnée

Prenez toujours des chaussettes de randonnées, très solides, absorbantes et transpirantes. Pour le froid et la transpiration, on peut mettre sous la première, une seconde paire plus fine.